L'arrêt maladie est encadré par le code du travail et la sécurité sociale. Pour un salarié, la première étape consiste à informer son employeur dans les 48 heures et à transmettre un certificat médical dans les mêmes délais. Le médecin fixe la durée de l'arrêt initial, généralement de quelques jours à trois mois maximum pour une même pathologie sans avis spécialisé.
Pendant l'arrêt, le salarié perçoit des indemnités journalières versées par l'Assurance maladie, sous réserve de remplir les conditions de cotisation. L'employeur peut compléter ce versement selon la convention collective applicable. En télétravail, l'arrêt maladie interdit toute activité professionnelle : travailler depuis son domicile pendant un arrêt constitue une fraude pouvant entraîner des sanctions.
Au-delà de 30 jours d'arrêt continu, le médecin du travail peut convoquer le salarié à une visite de reprise. Cette visite n'est pas un contrôle policier mais une évaluation de la capacité à reprendre le poste, avec ou sans aménagement. Pour les arrêts de plus de deux mois, une visite de préreprise peut intervenir avant la date de reprise prévue.
Comprendre ces étapes permet d'anticiper les démarches et de préparer sereinement les échanges avec le médecin traitant, le médecin du travail et l'employeur. Chaque situation reste unique : la durée de l'arrêt, la pathologie et le contexte professionnel influencent les suites possibles.